Mercredi 29 août 2007
Revenons un peu sur les pérégrinations récentes à Serre-Chevalier :-)
Simon, Patrick et Bérengère débarquent samedi au chalet. Une randonnée pour nous mettre en jambe et déja s'esquisse le programme du lendemain. Simon a décidé de mettre sa promesse à exécution. Nous allons faire une grande voie ensemble.
Brainstorming pour sélectionner une voie qui convient à mes critères (de sécurité, de difficulté, ...) et c'est "Temple du Soleil" à Roche Colombe qui sort du chapeau.
Voie cotée TD (Très Difficile), 11 longueurs dont 3 en 6a. Avec une échappatoire après la 5ème longueur.
850 mètres de dénivelé pour la marche d'approche...
Exposé de notre projet à Vincent (voisin, guide et surtout ami aux conseils très avisés). Lequel valide le plan...
C'est parti!

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Patrick et Bérengère sont de la partie (et forment la seconde cordée: ils arrivent après nous au pied de la voie... mais nous rattrapent dans la 5ème longueur!)
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Nous évoluons au petit matin au-dessus de l'Alpe du Lauzet, direction le Massif des Cerces et ses magnifiques parois. Dans la brume de cette chaude journée d'été nous distinguons au loin le Dôme du Monêtier, puis une fois un peu d'altitude gagnée, la Barre des Ecrins.

Les arêtes de la Bruyère, l'Aiguillette du Lauzet, Roche-Robert et autres belles parois nous encerclent.
C'est vraiment magnifique.
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Simon me guide, me conseille, gère seul (complètement seul) les manipulations de corde. J'essaie de faire figure de bon "second" mais la peur me tenaille. Les premières longueurs sont parcourues dans ce mélange d'excitation, de peur-panique et de jouissance.

Joie du rocher retrouvé, de ce face à face avec l'élément, de la difficulté perçue par toutes les parties du corps en contact avec la paroi, diificulté qui finit par me submerger complètement.

La 5ème longueur me laisse ce goût amer et doux à la fois.

Un goût semblable à celui d'obstacle vaincu en faisant appel à des ressources insoupçonnées et qui, une fois la longueur achevée, sont intégralement consommées.


Impression de puiser au plus profond du mental et du physique qui me reste, d'être allée au-delà de ce que je pensais pouvoir donner, de m'être dépassée. Et en même temps, amertume de ne pas avoir pu donner plus, de constater que mes limites sont réelles, circonscrites...  et non infinies.
Je pleure de rage dans la difficulté, serrant les dents pour ne laisser sortir que des jurons (contre mes chaussons, contre mon incapacité à surmonter la peur de la chute...)

Je n'échapperai pas à l'échappatoire. Solidarité. La deuxième cordée (Patrick et Bérengère) qui nous a rattrapé dans cette 5ème longueur se joint à nous pour les rappels (qui se révèlent rapides... normal avec 2 x 100m!). Vous verrez donc cette photo que j'adore où nous sommes tous les 4 vachés au relais de la 5ème longueur.
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Merci Simon d'avoir tenu parole. Merci Bérengère et Patrick pour votre présence, sans laquelle j'aurai flippé Ao--t-2007-076.jpg Ao--t-2007-073.jpg Ao--t-2007-089.jpg bien plus.
By the way, il est possible que je revoie à la baisse mon délai d'abstinence
5 ans?
No way...

Par Avital Grinberg - Publié dans : Virées alpines
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Mardi 28 août 2007
Let's wait and see...
Sous le ciel de Paname depuis à peine 24 heures, je me demande déja comment m'en extraire.
10 jours de vacances reposantes (comment ça vous ne me croyez pas?)
Bilan très factuel: 6 randos, une via-ferrata (avec 1200 mètres de dénivelé de marche d'approche) et une mi-grande-voie (avec 900 mètres de marche d'approche). Yo! le mot "reposant" prend maintenant tout son sens, je crois!

Ce qui m'en reste?
De grands espaces, de belles montagnes et la douceur de la sueur qui coule sur la peau pendant l'effort. La jouissance de continuer à avancer alors que le souffle se fait court et que la peur gagne du terrain...
Merci d'avoir tenu ta promesse, Simon (professée au moment où elle n'avait pas prise, où elle avait quelque chose d'irréelle, d'utopique, quelques jours après le coup de massue... voir l'article Récit de l'accident).
Cette grande voie, j'en viendrai un jour à bout. Et avec toi. Ce but me donne la motivation qui peut-être me manquait pour m'entraîner et progresser.

Physiologiquement, on peut parler de plein d'endorphine, de globules rouges, de vitamine D.
Merci les grands-parents, les familles Bourge et Cominelli, pour m'avoir donné tant de chaleur et d'attention.
Merci aux cocos de Levallois et de Grenoble pour leur gentillesse et dévouement. Sans vous, le chemin à parcourir encore me paraîtrait bien long.

Merci à toi Vincent, tout particulièrement. La montagne est en grande partie une question de confiance. Et pas seulement dans les éléments. Mais aussi dans les hommes. Je te fais aveuglément confiance. Et j'attends avec impatience les prochaines saisons pour continuer à avancer à tes côtés.

Le diplome devrait venir se poser bientôt. Et il est grand temps de passer aux choses sérieuses.
Je viens de boucler mon CV. Il va prendre son envol très bientôt. Grand frisson avant le coup de départ.

Ne pas savoir où donner de la tête. Se perdre dans une infinité de possibles. S'enfoncer dans un vertige d'opportunités et d'envies. Oublier que derrière tout cela se cache les éléments de réponse aux trois questions "mickaeliennes":

1) Qu'est-ce qui a un sens pour moi?
2) En quoi suis-je douée?
3) Qu'aime-je faire?

Après ces mois de cavale, d'escapades et d'apprentissage, quelle est la direction à prendre?
Est-il souhaitable de ne dépendre de personne?
Quelles sont nos véritables ressources? De qui, de quoi ai-je besoin pour avancer?
Y a-t-il une voie idéale ou des voies qui me conviennent et qui m'offriront - chacune - la possibilité de m'épanouir?
Quelles sont mes priorités?

Voici quelques questions qui tournent, tout comme se meuvent dans ma tête des noms de villes, de sociétés ou de métiers.

Quelques clichés pour la route...
Les scènes se déroulent dans la vallée de Serre-Chevalier ou sur ses hauteurs.
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Ao--t-2007-006.jpg Quelques souvenirs de la via-ferrata de Neyzet. Nous sommes partis du chalet (1450m), tout droit dans la forêt au dessus des Guibertes. Puis, Vincent a bifurqué vers le col du Grand Pré. (2550m)... Petit détour donc par le col de l'Eychauda, col du Vent. Remontée sur le pierrier au pied de Neyzet. Enfin, 300 mètres de Via Ferrata pour aboutir au sommet du Rochet de Neyzet (2750m). Une belle ligne, très belle ligne.

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Par Avital Grinberg - Publié dans : Virées alpines
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Mercredi 15 août 2007
... que des solutions!

Il est 11h. Après une course dans Mitte pour confier à ma cousine un sac plein de livres et de cours, et la proposition de mes collocs de m'envoyer tout l'excédent par voie postale, le sac est bouclé!

Berlin, c'est très bientôt fini.
Dernier Frustück en compagnie de Christian et Marina, dernier post et tantôt l'ordinateur sera dans le sac à dos, à côté du violon sur mon pauvre dos - qui pleure déja à l'idée du sacerdoce qui l'attend.

Je suis euphorique, tout comme en quittant Pékin. Et je me soupçonne fort de craquer une fois les portes du S-Bahn fermées, une fois la porte de l'avion scellée...
A très bientôt pour des récits plus montagnards!
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 15 août 2007
Il est 7h55 et j'essaie en vain de boucler mes bagages.
Non seulement il manque de la place... physiquement, mais le poids de mes bagages dépasse largement les 20 kilos réglementaires.
Evidemment, je m'en rends compte aujourd'hui, 9 heures avant le décollage.
J'ai jeté tout ce qui est superflu et croyez-moi, je n'ai pas été tendre dans mon jugement. Et pourtant, rien à faire.
Quelle démarche adopter?

Acheter un billet pour un train de nuit en dernière vitesse?
Je ne parle même pas des bagages à main (j'en ai droit qu'à un seul sur Easyjet)... Ce qui signifie que je ne sais pas comment gérer mon violon.
En gros, si l'un de mes lecteurs prend prochainement un avion berlin-paris, peut-il me faire signe de toute urgence!!!!
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Samedi 11 août 2007
La fin du séjour s'accélère.
Le compte à rebours est activé. Les fêtes d'adieu et autres soirées mélodramatiques se succèdent.
Voici en vrac quelques clichés.
Les récits suivront.
Peut-être.

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Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 8 août 2007
Et si... je publiais des passages de ma vie, antérieurs au blog?

Je tenais à intervalles très irréguliers ce qu'il est coutume d'appeler un "journal".

Hier, Internet m'a planté. Alors j'ai ouvert, parcouru, fermé, certains passages.

Certains m'ont fait plus mal que d'autres.
Est-il possible que ma réflexion n'avance pas, ou très peu, au cours des années?

Un passage datant d'il y a deux ans et demi m'a touchée.
Il est peut-être l'exception qui confirme la règle, un exemple de progression. Au point que j'avais jusqu'à oublié que j'avais un jour écrit ou pu écrire ces lignes.

Bien à vous,
Murmeltier


"Dimanche 20 mars 2005
 

Je pleure. Comme j’ai rarement pleuré au cours des derniers mois. Uniquement tournée sur mes « soucis » :

-mes problèmes de connexion à Internet « Le » jour où j’avais décidé de me consacrer à bazarder mon CV (dont tout le monde se contrefout) sur la toile,

-mon père qui, décidément, est la personne la moins généreuse qui gravite autour de moi

-mon Julien chéri dont je suis très amoureuse ces derniers temps et que j’ai envie d’aller retrouver de suite, mais que je n’ose même pas appeler afin de ne pas lui donner l’impression que mon fragile équilibre de ces derniers temps n’est encore « équilibre » que grâce à lui… pas envie de faire peser sur lui quelque pression que ce soit,

-ma maman, mon incroyable et dévouée maman, qui, dans ces moments de « crise » a tenté de faire l’effort de me réconforter, chose très émouvante quand on connaît nos relations.

 

J’ai peur. De ne pas être à la hauteur. De faillir. De décevoir. De me rater, me « gâcher » pour reprendre une expression très familiale. Jusqu’à où ira la décadence de celle qu’on présentait comme un génie à 14 ans ? Après avoir renoncé successivement à l’X, HEC et bientôt je ne sais quel autre rêve, je suis ébahie de n’être que l’ombre des projets que le monde avait pour moi.

Quel sens cela a-t-il de se battre ?

Pourquoi diable s’échine-t-on à faire des études poussées ? Ma vie s’inscrit-elle nécessairement dans un paradigme où « faire ses preuves » est le passage obligé pour accéder à la quiétude ?

Quid de « faire ses preuves » ? Veut-on que j’intègre une certaine quantité de connaissances, de compétences ? ou bien que je sois considérée, pour avoir réussi un certain nombre de concours, comme assez « apte » intellectuellement à occuper un poste où ce qui compte n’est pas le savoir acquis durant les études, mais l’intelligence du moment, le regard lucide et opérationnel sur ce qui m’entoure ?

 
Au programme demain :

-rendez-vous à 9h45 avec le Dr Leymarie, à Garches. J’adore cet endroit maudit. On y arrive en trottinant 15 minutes depuis la gare de Marnes la Coquette. On presse le pas, parce que, forcément, on est légèrement en retard. Et puis, on resonge à la dernière consultation. Celle au cours de laquelle le chirurgien a regardé l’air goguenard la radio de votre genou en s’exclamant « Il a vraiment une sale gueule ». On revoit la merveilleuse réplique :

« Docteur, puis-je faire du ski ?

- Oui, allez-y. Profitez-en tant que vous pouvez encore le faire ».

Et là, vous vous dîtes : merde. J’ai 22 ans, et non 60…

Bref, lever à 7h pour être à l’heure.

-cours de la fac. De quand je sors de Garches à 16h50.

-ESCP, rendez-vous avec la directrice des études pour parler de ma vie. Il faut que je me promette de ne pas exploser en sanglots dans son beau bureau.

-Internet à outrance pour rattraper tout le temps perdu ce soir pour cause se connexion impossible.

-dîner chez les Duminy."
 
 
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 6 août 2007
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 6 août 2007
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 3 août 2007
Chers amis,

Votre marmotte préférée est sortie du tunnel.
Ce tunnel avait quelques propriétés exceptionnelles que j'aimerais partager avec vous.
Imaginez-vous en train de courir sur un toit, particulèrement haut. Vous tentez de trouver un rythme de respiration, des pensées, êtres, projets sur lesquels focaliser. Car la course est longue. Ce toit a décidément une charpente interminable. Mais le plus pernicieux dans l'histoire réside dans un autre élément. Vous portez un casque sur les oreilles, qui vous communique des informations importantes durant la course. Voici les informations reçues:
- au bout du toit, il y a un vide;
- de l'autre côté du vide, il y a un autre toit.

Vous pouvez donc plonger à l'issue de votre course. Ou alors sauter. Le rythme de votre course vous est imposé. Vous devez donc gérer l'effort pour:
- maintenir le rythme;
- et ce durant un temps potentiellement long;
- pouvoir sauter loin le moment venu.

Et que se passe-t-il lorsqu'après avoir fait une course parfaite, vous effectuez un saut suffisamment loin pour  atterir sur le toit voisin?

Vous continuez à courir...

Suis-je trop énigmatique? La métaphore est-elle trop tirée par les cheveux?
Ou avez-vous compris ce qu'il s'est passé dans ma vie berlinoise?

Deux mois et demi à courir. Courir même très vite durant le dernier mois. Des heures d'études assise à ce bureau d'où je rédige ce post. La barre était haute. Je le sais: c'est moi qui l'ai mise là. Pas le choix? Facile à dire lorsque l'on a soi-même fait en sorte de se trouver devant la difficulté.
J'avoue. Le challenge scolaire était celui que j'avais délibérément choisi. Je l'ai clairement sous-estimé.
Ce dernier a été éprouvant. A quelques exceptions, 8 à 10h de travail -je pense intense- par jour. Mais le plus étonnant dans cette affaire très banale, car les préparationnaires connaissent bien ceci, est ma réaction face à cette pression.

Pas le choix. Assurer la course ET le saut.
En prépa, il y a une classe, des professeurs qui sont vos mentors, une famille à vos côtés ou pas loin. En bref, il y a un cadre, un semblant de structure. Qui permet de donner un équilibre à l'effort que vous fournissez.

Et soudain, j'étais seule. Pas de mentors. Pas de famille pour me rappeler qu'il était l'heure de manger, de dormir ou de travailler. J'avais peur. Peur de me retrouver livrée à moi-même. A devoir courir seule. Et de gâcher cette liberté quasi infinie dans laquelle je vis. Pas d'engagement, pas de responsabilité. A plonger dans les extrêmes. Comme toujours. Avant.

Essayant de dégager de ma cervelle toute question qui pouvait se rapprocher un tant soit peu à "does it make sense", "and after all, which sense are we talking about?", j'ai avancé seule. Concentrée autant que possible.

Du chaos peut-il naître de l'ordre? De mes déséquilibres passés, se peut-il que la seule chose qui émerge soit une discipline et de la rigueur à toute épreuve?

Aussi étonnant que celui puisse paraître, un mois d'équilibre et de travail rationnel au possible est passé.
Le seul extrême atteint est sans doute le "trop d'équilibre".

La recette magique pour garder le rythme était donc cela. Au point que le saut effectué, la chute évitée... J'AI CONTINUE A COURIR.

L'équilibre n'est-il apparu qu'en raison de l'adversité? Peut-il survivre à l'oisiveté? A des vacances.
Je ne le savais pas. J'ai poursuivi le rythme le lendemain de la dernière épreuve. Achevé le rapport d'échange de 18 pages que je compte remettre à l'Ecole en septembre. En moins de 5h.

Oui, de l'exigence naît l'équilibre. Alors si l'équilibre s'atteint à ce prix, ALLONS CHERCHER L'EXIGENCE:
CONTINUONS A COURIR

Mais de l'exigence ne naît pas la réponse à la question "after all, which sense are we talking about?"

Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 30 juillet 2007
Les événements me passent très largement au -dessus du crâne en ce moment.
Je me recroqueville dans un écrin d'insensibilité et de détachement, afin que rien ne vienne me distraire.
Ainsi, Marco est parti hier.
En me laissant un éléphant taïlandais.
Trop mignon. Et qui tient maintenant compagnie au cochon pékinois. Etant voisins (du moins d'origine) j'espère qu'ils parviendront à communiquer.
Incapable de laisser exprimer quelque sentiment que ce soit, je lui ai dit au revoir. Et je remets le deuil de ce départ à demain 15h30.
Quand tout sera redevenu possible.

Merci Marco,

La dame de fer
Par Avital Grinberg - Publié dans : 150 days in Berlin - Communauté : Expatrie(e)s
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